Le climat : une très grave préoccupation pour la production de spiruline

Comme nous le soulignions dans un article en novembre 2017, aux modifications climatiques intervenues au plan mondial avec El Nino, s’ajoutent les importantes modifications locales intervenues sur l’ouest, tant à Maïdo qu’à St Leu.

En ce début d’année 2018 on ne peut que constater leur amplification. Le basculement de l’eau d’est en ouest depuis ces dernières années n’a pas eu que des effets positifs : en effet, en apportant plus d’eau dans l’ouest, cela a entraîné une évaporation quantitative plus importante et par là-même un ennuagement plus intense et à plus faible altitude réduisant ainsi sur la zone ouest de l’île, St Paul et St Leu, la durée et l’intensité de l’ensoleillement essentiels pour la végétation, pour sa floraison et donc sa fructification. Les letchis en ont été un exemple concret inquiétant.

Pour la spiruline ces  conséquences sont encore plus préjudiciable pour sa capacité quantitative à se reconstituer après prélèvements. Avec ces baisses très importantes du pouvoir calorique et de radiation d’un soleil très fortement masqué par les nuages, les 180 m² et 30 000 litres des bassins ont le plus grand mal à atteindre la température et le niveau de rayonnement nécessaires à une reconstitution de la spiruline prélevée. Il en va de la spiruline comme des espèces de poissons trop prélevés par une pêche intensive pour en assurer leur pérennité.

Quand nous mesurons avec nos clients consommateurs les effets bénéfiques pour le mieux-être et la santé de la spiruline fraîche congelée ou conservée vivante avec le miel, nous ne pouvons que déplorer les méfaits des modifications climatiques qui sont une réalité qui ira s’amplifiant si nous ne réagissons pas suffisamment collectivement.